Raies Mantas et dragons de Komodo (#2)

Nous naviguons ensuite doucement vers la baie de « Loh Buaya » à Rinca pour partir à la rencontre des « Dragons de Komodo ». Ces varans ne sont visibles que depuis deux iles : Rinca ou Komodo. Une fois débarqué, la présence d’un guide est juste o-bli-ga-toire. Et pour cause, les accidents arrivent de temps en temps, pour les imprudents. Les guides sont armés d’un baton fouchu qui les aide à bloquer et repousser les varans qui voudraient s’approcher trop de vous…

Chasseur vorace, le dragon de Komodo peut faire des pointes à 19 km/h. Il piège sa proie, souvent lui déchire les tissus les plus tendres (au ventre, en général) ou la blesse à une patte. Sa gueule dégouline d’une bave venimeuse anticoagulante : une fois mordue, sa victime saigne vite à mort. La mort est quasi certaine. Le varan est patient, il peut attendre quelques jours que sa proie meurt des bactéries qu’il lui a transmis en le mordant.

Nous aurons l’occasion d’en voir 5 ou 6, principalement proches du village (qui dit village dit reste de nourriture…). Et je peux vous dire que l’on n’a pas rigolé, quand, à la sortie du village et sans guide, nous en avons croisé deux à quelques mètres.

C’est parti pour la première plongée (et snorkeling pour Arnaud). Batu Bolong signifie « Le rocher perçé » en indonésien. Pour une première plongée à Komodo, je ne suis pas prête de l’oublier. Tortues, napoléons, bancs en tout genre. Et quelle visibilité ! D’après Ludo, c’est certainement une des plus belles plongées de tout le parc ; onveut bien le croire ! Même Arnaud, en snorkeling, a été emerveillé !

Nous partons ensuite pour Manta Point, un site réputé pour … ses raies mantas. Étonnant avec un tel nom 😉 Ludo nous prévient, cela fait quelques jours que personnes n’en a vu. Sur leurs radios, les bateaux échangent les infos, mais rien en ce moment. Bon qui ne tente rien…
Nous partons plonger et Arnaud faire du snorkeling, pendant que les enfants restent se reposer sur la goélette. Une heure de plongée plus tard, pas une manta en vue. Je sors la tête de l’eau et je vois Arnaud, tout sourire, qui en a vue une passer rapidement !
Et bien c’est déjà ça ! Il est 17h, il n’y a plus que nous. Tous les autres bateaux sont partis.

A peine remontés sur la navette que le jeune pilote hurle « Mantas Mantas ! » et hop, nous voila reparti avec les palmes et les masques. Et alors là, quel spectacle ! On se retrouve au milieu d’une dizaine de raies mantas, qui nous tournent autour, passent et repassent. On aura eu un sacré coup de chance.