Paquera et Cabuya : premiers parcs au Costa Rica

Dans la liste des pays que nous avions établie pour l’itinéraire initial mais que nous n’avions pas retenus, il y en avait un qui nous faisait beaucoup briller les yeux : le Costa Rica. Jugé cependant trop loin de notre route en Amérique du Sud, nous avions préféré le garder pour plus tard. Une pandémie après, ce plus tard est finalement arrivé plus tôt. En un petit bond aérien du Guatemala, nous voilà arrivés au Costa Rica, rare enclave sanitaire où, comme au Mexique, on accueille les touristes sans test Covid ni quarantaine. Il faut dire qu’ils ont fait preuve d’une certaine créativité dans les gestes barrières. Après comment tousser correctement, comment éternuer correctement, comment se laver les mains correctement, comment porter le masque correctement, voici comment se saluer correctement au Costa Rica. Oubliez le bon vieux « check » poing contre poing et adoptez plutôt le check pied-pied ou coude-coude, beaucoup plus sains et surtout tellement plus rigolos ! Ah, il y en a qui n’ont pas chômé au ministère de la santé costa-ricien…

Nous démarrons notre nouveau périple à Alajuela, grande ville voisine de la capitale San José. Après avoir découvert les nouveaux saluts covidiens à l’aéroport, nous pouvions craindre le pire en arrivant en ville. Mais non, personne ne se salue avec les pieds, la vie est tout à fait normale. Les enfants du coin ont même réinvesti les jeux en plein air sans se soucier des rubans d’interdiction.

Les sodas, l’équivalent des comedors d’Amérique du Sud dans lesquels on mange local pour pas cher, sont également ouverts. Nous ne sommes pas vraiment dépaysés par les plats : poulet, riz et frijoles sont visiblement au menu dans toute l’Amérique centrale. Nous aurions pu les agrémenter d’un petit dessert mais les gâteaux des pâtisseries ont beau être joliment décorés, ils ne nous font pas vraiment envie.

Alajuela marque le départ de notre plus long road trip du voyage : nous avons en effet opté pour la location d’un 4×4 pour pas moins de 5 semaines ! L’objectif est de traverser le pays de sa côte Pacifique à sa côte Caraïbes en commençant par l’ouest et la péninsule de Nicoya. En prenant le ferry avec le véhicule pour traverser le golfe à Puntarenas, nous économisons quelques heures de route fastidieuses tout en arrivant directement à notre première étape, le village de Paquera.

Nous y trouvons un logement plutôt simple mais avec l’essentiel, une petite cuisine commune, un barbecue, et quelques charmants visiteurs.

Le propriétaire des lieux, Juan, organise également des tours en bateau dans la région. Nous nous laissons tenter par une petite excursion avec lui jusqu’à l’isla Tortuga, petite île déserte dont la forme rappelle celle d’une tortue.

Nous craignons un peu l’attrape touriste, l’île étant d’ordinaire très prisée pour sa plage de sable blanc. Heureusement pour nous, les touristes sont moins nombreux en ce moment, et puis Juan s’efforce de ne pas trop se mêler aux autres bateaux. La traversée le long des côtes escarpées et des arches naturelles des îles et îlots qui composent l’archipel autour d’Isla Tortuga est superbe.

Un petit récif permet également de profiter d’une jolie séance de snorkeling. Les enfants goûtent même au frisson de nager au-dessus d’un petit requin pendant que Juan plonge pour pêcher quelques coquillages.

En arrivant au large de la plage principale de Tortuga, nos craintes prennent forme : une flotte de bateaux est amarrée et des rangées de transats s’alignent sur le sable. D’un seul coup, nous avons nettement moins envie d’accoster… et Juan également. Il préfère la plage juste à côté, séparée de la première par un amas de rochers infranchissable à pieds, et quasi déserte.

Juan nous y prépare un petit encas : pastèque, ananas, et coquillages crus fraîchement pêchés juste assaisonnés au citron, un délice.

Nous serions bien repartis avec une ou deux langoustes des pêcheurs du coin mais ils ne vendaient que le lot entier.

Grâce à toutes ses petites attentions et ses choix un peu à l’écart du circuit touristique traditionnel, Juan a réussi à nous faire passer un chouette moment. A tel point qu’il nous a donné envie de repartir avec lui pour une autre petite excursion : découvrir la bioluminescence marine. Nous partons cette fois un peu avant le coucher du soleil vers la côte où le phénomène peut être observé. Juan prend soin de jeter l’ancre loin de tout éclairage artificiel pour attendre patiemment la tombée de la nuit. A mesure que l’obscurité s’accroît, l’eau révèle sa magie. En trempant sa main, on agite les petits organismes qui s’éclairent comme des guirlandes éphémères. La faible lumière rend malheureusement très difficile la prise de photos. Nous ne pouvons donc illustrer avec nos propres clichés la magie de nager dans cette eau où chaque mouvement créé une constellation scintillante autour de soi. Comme si chacun de nos membres projetait des petites étoiles filantes !

La richesse du Costa Rica est sa biodiversité. Une nature particulièrement exubérante sur laquelle a misé le pays pour son développement économique. Le territoire est donc constellé de parcs naturels protégés payants et aménagés pour le tourisme. Nous avons prévu d’en visiter plusieurs afin de maximiser les chances de voir les animaux. Notre premier, le petit parc de Curu situé à quelques kilomètres de Paquera, ne nous déçoit pas. A peine arrivés sur le parking, nous sommes accueillis par une bande de singes capucins.

Les différents chemins qui sillonnent le parc nous font croiser un joli florilège de ses habitants.

Les coatis et les singes capucins semblent préférer la lisière du parc et sa jolie plage.

Il faut reconnaître que les plages que nous longeons sur la route sont d’une beauté sauvage, à l’opposé de celles de la riviera maya mexicaine. Et surtout librement accessibles !

Nous poursuivons notre découverte des parcs en nous dirigeant vers celui de Cabo Blanco, à l’extrême sud de la péninsule. Le temps de poser nos bagages à l’hôtel situé dans le village voisin de Cabuya, nous entamons sans tarder la visite du parc. En effet, une randonnée de 2 heures aller mène jusqu’à la pointe de la péninsule. Comme le parc ferme ses portes dès 16 heures, mieux vaut ne pas commencer trop tard. La densité de la forêt traversée par le chemin de randonnée est assez impressionnante. Sachant que Cabo Blanco est le premier parc national créé au Costa Rica en 1963, on comprend mieux pourquoi. Néanmoins, cela ne nous a pas du tout facilité la tâche pour observer les animaux. Nous n’en aurons vu que très peu durant la marche. Un groupe de singes hurleurs nous aura tout de même fait l’honneur d’une visite assez proche.

Nous voilà avertis, le Costa Rica a beau regorger d’espèces animales, ce n’est pas si facile de les trouver… Il reste que la randonnée est très jolie et l’arrivée sur la plage vraiment magnifique.

Difficile de quitter ce petit coin de paradis pour affronter les 2 heures de marche retour…

L’hôtel qui nous attend à Cabuya est cependant au top : une belle petite maison cosy avec chambre en mezzanine pour les enfants, et une piscine ! Nous avons prévu d’y rester deux nuits mais nous nous voyons déjà bien prolonger un peu.

Une information de dernière minute va cependant nous faire changer tous nos plans…

Prochaine étape : Arribada !

LES BONS PLANS DES 8 PIEDS :

Logement pour 4 personnes, à Paquera, : El Gueco Tours & Hotel
Nous avons opté pour 2 chambres doubles, une salle de bain commune (mais juste pour nous !), une cuisine bien équipée, un barbecue bien sympathique. Il faut être motorisé car c’est un peu éloigné du centre-ville. Les propriétaires sont extrêmement sympathiques, et on recommande car ils possèdent une petite agence pour des tours, loin du tourisme de masse.
Mail : elgecko.paquera@gmail.com
Whatsapp : +506 8822 9428

Logement pour 4 personnes, à Cabuya : Cabuya Lodge
Excellent rapport qualité prix ! 2 chambres, une cuisine, de l’eau chaude et une piscine… Le logement est extrêmement propre
Whatsapp de Mandy : +506 8531 2693

Le parc de Cabo blanco n’est ouvert que du mercredi au dimanche de 8h à 16h.
En février 2021, le paiement ne se fait qu’en CB.
Il faut compter 2h aller, un peu moins pour le retour. Pensez à vous garder du temps pour profiter de la plage et prenez vos maillots de bain !

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