De Salta à la Quiaca : dernière étape en Argentine !

Notre road trip se poursuit dans la région de Jujuy, avec une première étape dans le village de Purmamarqua. Nous ne sommes pas très fans du village, un peu trop touristique à notre goût (stands de souvenirs, propositions payantes de photo avec un lama…).

De là, part une ballade pour contempler la montagne aux 7 couleurs. L’essentiel de la marche s’effectue sur une piste également empruntée par les voitures, ce qui ne la rend pas particulièrement agréable. En revanche, la fin est bien plus sympa et surplombe le village. Les paysages de montagnes colorées se prolongent même au-delà de Purmamarqua.

LE SAVIEZ VOUS ?
Le nom de Purmamarca trouve son origine dans la langue Aymara, dans laquelle purma signifie désert, et marca ville. Le désert est ici à considérer au sens figuré, ce mot signifiant en langue Aymara une terre désertique aussi bien qu’une terre vierge de toute occupation ou transformation humaines. Pour cette raison, la traduction la plus appropriée du nom de la ville est « ville de la Terre Vierge ».

Nous ne dormons pas à Purmamarqua, mais dans la ville de Tilcara, à quelques kilomètres de là. Ce sera notre base de départ pour la suite. Petit avant-goût du salar d’Uyuni, nous nous rendons en premier lieu aux salinas grandes, à environ 1h30 de Tilcara. Nous retraversons les mêmes cols à plus de 4 000 m d’altitude que lors de l’arrivée à Salta, malheureusement dans un brouillard à couper au couteau.

4ème plus grand désert de sel d’Argentine, il s’est formé il y a 10 millions d’années suite à l’évaporation d’un lac salé. On peut s’y promener tranquillement et même le parcourir en voiture.

Pour cela, Francisco, un guide natif d’une des communautés vivant autour du désert monte avec nous dans la voiture pour nous diriger et donner quelques explications (ça serait dommage de tomber dans un trou ! La couche de sel est certes épaisse, mais pas partout…).

Il nous donne également un peu de contexte sur les modes de vie indigènes et leur place en Argentine. Francisco, en mâchouillant des feuilles de coca, nous rappelle à juste titre que les indiens ont été largement massacrés en Argentine. Il faut bien reconnaître que c’est seulement depuis notre arrivée dans le nord de l’Argentine que nous commençons à voir davantage de faciès indiens.

La constitution argentine confère des droits aux indigènes, notamment aux communautés. Francisco nous explique ainsi que le désert est un site protégé géré avec l’assentiment des différentes communautés.

L’enjeu est de taille, il y a du lithium à exploiter dans ce désert… A ce jour, les communautés se battent pour résister à la pression des multinationales et empêcher l’extraction du lithium. Elles sont parfaitement conscientes que l’équilibre écologique et leur mode de vie disparaîtrait au bout de quelques années d’exploitation.

LE SAVIEZ VOUS?
Le Lithium est devenu l’un des minerais le plus convoité au monde. Et le triangle du Lithium, situé entre l’Argentine, le Chili et la Bolivie, abrite plus de 70% des ressources mondiales.

La demande de lithium d’environ 300 000 tonnes par an devrait atteindre un million de tonnes d’ici moins de dix ans, dont 24% pour des batteries. Quand on sait que dans la batterie d’un smartphone, on trouve 3 grammes de lithium, ça fait réfléchir sur notre façon de consommer…

Ici, tout est en sel. Des souvenirs, aux statues… même la table et banc pour pique-niquer !

Pour clôturer cette sortie, nous passons un certain temps à effectuer quelques photos « à effet d’optique » comme c’est la mode dans le salar. Une sorte d’entraînement avant d’atteindre le grand salar d’Uyuni en Bolivie. Les enfants ont adoré et en réclament toujours plus !

De retour à Tilcara, nous visitons le site archéologique de Pucará, un ancien petit village indien préhispanique passé sous domination inca au 15ème siècle. La particularité du site est que les bâtiments ont été reconstitués. On prend plaisir à déambuler dans le petit labyrinthe de maisons reconstituées, au milieu des cactus.

LE SAVIEZ VOUS?
Les troncs de grands cactus morts sont souvent utilisés comme bois de construction, en particulier pour les poutres des anciennes maisons (c’est également le cas pour l’église de San Pédro de Atacama). Leur structure et l’air sec les rendent très solides.

La dernière étape de notre périple nous amène à la ville de Humahuaca. Sur le trajet, nous enchainons ce que nous avions initialement prévu de faire sur 2 jours pour ne pas regretter les conditions météo pas toujours favorables en ce moment.

Tout d’abord, la Quebrada de las señoras, une très jolie vallée rouge. C’est sous un soleil écrasant que nous traversons un paysage de cactus et broussailles. Nous nous guidons grâce à Maps.me car il n’y a pas de chemin clairement balisé, si ce n’est une rivière asséchée qui rejoint le mirador final de cette randonnée : des formations rocheuses allant dans un dégradé de rouge au blanc et gris.

Nous enchainons ensuite sur une heure de route non bitumée (le 4×4 devant nous finit par crever un pneu) pour rejoindre l’Hornocal, la magnifique montagne aux 14 couleurs. Incontestablement le plus beau de tous les sites de montagne colorée de la région.

Après une journée de repos (classe pour les enfants, sieste dans le hamac et barbecue en soirée), nous filons sur la ville de La Quiaca, où s’arrête la route 40, pour restituer la voiture de location. Nous quittons définitivement notre tout premier pays, l’Argentine, pour passer la frontière vers la Bolivie…

Prochaine étape : Sur la trace de Butch Cassidy et le Kid…

LES BONS PLANS DES 8 PIEDS :

Logement pour 4 personnes, à Humahuaca
Un peu à l’écart du centre ville et pour autant très bien situé et au calme. Possibilité de cuisiner et de faire un bbq.
« El reposo de mandinga » +54 9 3887 40 1293

Restaurant à Tilcara « Khuska »
Très bon rapport qualité prix et surtout délicieux. Nous y sommes allés 2 soirs de suite !

3 réflexions sur “De Salta à la Quiaca : dernière étape en Argentine !

  1. gcurien dit :

    Hello. Photos canons as usual !!! On a entendu hier que l’Argentine fermait leur frontière. Ça donne quoi pour vous??? On espère que cela n’a pas d’impact pour vous pour l’instant, l’Amérique du Sud restant assez préservé. En tout cas texte et photos nous permettent de voyager un peu hors de notre confinement. Merci !!! Bon Salar, on a hâte de voir les photos, vu la qualité des photos « d’essai ». La famille vous embrasse

    J'aime

    • veroetarno dit :

      Le pérou a complétement fermé ses frontières, et nous sommes confinés depuis hier à l’hotel, pour 15 jours.
      Comme vous !

      Il y a beaucoup moins de cas ici (ou des cas non identifiés…) , j’espère que ça passera vite !

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s